A partir de la fin mai 2012,

les titres suivants ont été acquis par la bibliothèque

Les mémoires d'une femme de ménage : ISAURE et Bertrand FERRIER
" Ce livre raconte comment je suis devenue votre ombre. Celle qui effleure la surface des objets et rend présentable l'inavouable. Celle qui ouvre les tiroirs, connaît l'envers de vos vies mais file, discrète, à la fin de la journée. Celle qui ne parle pas, prend son chèque et vous remercie " Au service d'un couple hype, d'une grosse vache, de familles fashion clonées les unes sur les autres, d'handicapés insupportables et d'employeurs parfois rigolos, elle décou-vre, comme bonne, la bonne et la moins bonne société . Elle raconte, avec une lucidité amusée, des bouts de vie dans l'envers du décor - celui que nous essayons de dissimuler aux autres et que nous aimerions connaître d'eux. Loin de l'exotisme bobo ou de l'érotisme gogo, ce récit, cruel et drôle, est garanti 100% authentique. Sa justesse de ton en fait, en plus d'un témoignage sociologique exceptionnel, un texte étonnant.

Les morues – Titiou LECOQ
C'est un roman qui commence comme cela : " Au début, il y a la sonnette - et la porte qui s'ouvre et se referme sans cesse. Des pas qui résonnent dans l'entrée. Et des embrassades, des " ah ", des " oh ". T'es déjà arrivé ? J'croyais que tu finirais plus tard le taff. Ouais, mais finalement j'ai bien avancé. Hé, Antoine on va pas parler boulot ce soir, hein ? Ça serait de la provoc ! Un brouhaha généralisé. Des verres qui tintent. T'as apporté les bougies ? Non c'était à Ema de le faire. " Et c'est un roman qui commence aussi comme cela :" Depuis une dizaine de minutes, Ema gardait la tête obstinément levée vers la voûte. En suivant des yeux les courbes compliquées des arches gothiques de l'église, elle espérait éviter de pleurer. Mais d'une elle commençait à avoir sérieusement mal à la nuque et de deux il devenait évident qu'elle ne pourrait pas échapper aux larmes de circonstance. " C'est donc l'histoire des Morues, d'Emma et sa bande de copines, de ses amis, et, si l'on s'y arrête une minute, c'est le roman de comment on s'aime en France au début du XXIe siècle.Mais c'est davantage.C'est un livre qui commence comme une histoire de filles, continue comme un polar féministe en milieu cultivé, se mue en thriller de journalisme politique réaliste - au cours duquel l'audacieuse journaliste nous dévoilera les dessous de la privatisation du patrimoine culturel français - et vous laisse finalement, 500 pages plus loin sans les voir, dans le roman d'une époque embrassée dans sa totalité par le prisme de quatre personnages. Cet ambitieux projet romanesque, qui a pris plusieurs années à son auteur, est une réussite totale. D'abord parce qu'il se dévore. Que sa lecture procure un plaisir continu, et qu'il emprunte toutes ses voies pour s'inscrire dans une perspective globale avec une acuité, une ironie et une gouaille bien contemporaines, mais en y superposant le paysage littéraire d'une jeune femme d'aujourd'hui qui, petite fille, réécrivait la fin des romans de la Comtesse de Ségur pour celles qu'elle préférait lire. Cela donne un authentique et passionnant roman français.

Le poids des mensonges – Patricia Mac DONALD
Catlin a tout pour être heureuse : un mari avocat qu'elle adore et un beau-fils de six ans qu'elle élève comme le sien puisqu'il a perdu sa mère. Mais quand le petit Geordie disparaît un jour où elle le conduit à l'école, ce rêve de famille idéale s'effondre. Bientôt son mari la croit coupable alors que tous les mensonges sur lesquels elle a bâti son mariage font surface. Séparée de son mari, en proie au désespoir, Catlin va tout faire pour retrouver Geordie et prouver qu'elle mérite l'amour des siens. Mais il lui faudra pour cela mettre au jour de terribles secrets de famille.

La dernière conquête du Major Pettigrew – Helen SIMONSON
A Edgecombe St. Mary, en plein coeur de la campagne anglaise, une tasse de thé délicatement infusé est un rituel auquel, à l'heure dite, le major Ernest Pettigrew ne saurait déroger pas plus qu'à son sens du devoir et à son extrême courtoisie, aussi désuète que touchante, qui font de lui l'archétype même du gentleman anglais : raffiné, sarcastique et irréprochable. Dans ce petit village pittoresque où les cottages le disputent à la glycine, le major a depuis trop longtemps délaissé son jardin. Désormais veuf, il a pour seule compagnie ses livres, ses chers Kipling, et quelques amis du club de golf fuyant leurs dames patronnesses. Ce n'est guère son fils, Roger, un jeune londonien ambitieux, qui pourrait le combler de tendresse. Mais, le jour où le major apprend le décès de son frère Bertie, la présence douce et gracieuse de Mme Ali, veuve elle aussi, va réveiller son coeur engourdi. Tout devrait les séparer, elle, la petite commerçante d'origine pakistanaise, et lui, le major anglais élevé dans le plus pur esprit britannique. Pourtant leur passion pour la littérature et la douleur partagée du deuil sauront les réunir. Ils vont, dès lors, être confrontés aux préjugés mesquins des villageois, où le racisme ordinaire sévit tout autant dans les soirées privées, sur le parcours de golf, à la chasse, sur les bancs de messe que dans les douillets intérieurs. Et les obstacles seront pour eux d'autant plus nombreux que leurs familles s'en mêlent : Roger s'installe dans un cottage voisin avec Sandy, sa petite amie américaine, et le neveu de Mme Ali, musulman très strict rentré du Pakistan, se découvre un enfant caché.C'est avec beaucoup de charme et d'intelligence que Helen Simonson s'empare du thème des traditions pour montrer combien elles peuvent être à la fois une valeur refuge et un danger. Il se dégage de son roman une atmosphère so british qui enchante. Reste une question : vous le prendrez avec un nuage de lait ou une tranche de citron ?

Les dix enfants que madame Ming n'a jamais eus

Les dix enfants que madame Ming n'a jamais eus – Eric-Emmanuel SCHMITT
Madame Ming aime parler de ses dix enfants vivant dans divers lieux de l'immense Chine. Fabule-t-elle, au pays de l'enfant unique ? A-t-elle contourné la loi ? Aurait-elle sombré dans une folie douce ? Et si cette progéniture n'était pas imaginaire ? L'incroyable secret de Madame Ming rejoint celui de la Chine d'hier et d'aujourd'hui, éclairé par la sagesse immémoriale de Confucius.

1Q84 – Haruki MURAKAMI
Aux voix d'Aomamé et de Tengo se joint dans ce troisième volume celle du détective Ushikawa.Enrôlé par la secte des Précurseurs, Ushikawa se lance aux trousses de la tueuse et de l'écrivain, et lève un à un les voiles sur leur passé.Sous les deux lunes de 1Q84, un complexe jeu du chat et de la souris se met en place.Pour Aomamé et Tengo, le temps est désormais compté...

Serment d'automne – Françoise BOURDIN
Guillaume, brillant architecte, dirige un cabinet florissant à Versailles. Surchargé de travail, il descend en catastrophe en Bourgogne car son frère jumeau, Robin, l'a appeléà l'aide. Atteint d'un cancer, celui-ci est épuisé par sa chimiothérapie et il sait qu'il ne pourra pas assumer seul les vendanges, d'autant plus que sa femme est sur le point d'accoucher. Une fois sur place, Guillaume décide de rester et de tout prendre en main, bien que n'y connaissant pas grand-chose. Il n'hésite pas d'ailleurs à lâcher un gros projet d'architecture, pas question pour lui de laisser tomber son frère, qu'il adore. Il s'installe donc chez le couple, dans leur maison qu'il a lui-même dessinée, et essaye de tout gérer de front. Mais les ennuis s'accumulent et il perd pied. François, le paysan avec qui les jumeaux avaient signé un contrat de fermage au décès de leurs parents afin qu'il continue l'exploitation de la ferme familiale, vient d'annoncer qu'il prenait sa retraite. Pour les jumeaux, il n'est pas question de vendre ce patrimoine, mais trouver rapidement une personne capable de gérer cette exploitation, et notamment l'important cheptel de charolaises, n'est pas chose aisée. Quant à Ralph, le fils de Guillaume, il a abandonné ses études et se rebelle contre son père en lui faisant payer chèrement un divorce qu'il n'a jamais supporté. Leur relation est exécrable. Guillaume va-t-il réussir à résoudre seul tous les problèmes ? Peut-il laisser tomber son cabinet d'architecte et mettre ainsi sa vie entre parenthèses pour épauler sa famille ? Un retour en Bourgogne est-il envisageable, lui qui a tout fait pour construire sa vie ailleurs ?

Les sirènes de Saint-Malo – Françoise BOURDIN
Ils sont nombreux, les marins de Saint-Malo qui détestent Joël Carriban ! Ce Blanc-bec qui prétend remettre à flot l'entreprise familiale, alors que sa ruineuse passion de la voile a bien failli la couler huit ans plus tôt. Mais Joël est un vrai Carriban, un Breton gagneur, entêté et fier. En souvenir de son père, il a parié qu'il ferait vivre l'armement contre vents et marées. Il est revenu pour ça. Et pour la mer. Malgré sa femme, qui le quitte en emmenant leur fille unique. Malgré ce marin flanqué d'un grand chien noir,qui le suit comme son ombre, et les sortilèges qui s'abattent sur son étonnante demeure de Dinard. Malgré ce chalutier, en perdition au large de l'Écosse, qu'il faut aller sauver. Et malgré la jeune fille dont il tombe éperdument amoureux. La seule dans tout Saint-Malo sur laquelle il n'aurait jamais dû lever les yeux.

La collection Kledermann – Juliette BENZONI
Tandis que le château de la Croix-Haute achève de brûler, une ambulance précédée de deux motards de la gendarmerie fonce dans la nuit vers l'hôpital de Tours. Une équipe chirurgicale attend déjà Aldo Morosini grièvement blesséà la tête. Seul auprès de lui, son ami Adalbert essaie de garder espoir tout en redoutant le retour à une claire conscience : avant de s'effondrer, atteint par une balle meurtrière, Aldo n¿a-t-il pas vu Lisa, sa femme, se précipiter dans les bras d'un inconnu et s'enfuir avec lui ? Qui a intérêt àéliminer ce témoin gênant ?Adalbert est alors bien loin d'imaginer quelles épreuves attendent son " plus que frère ".Juliette Benzoni vit à Saint-Mandé. Elle s'impose aujourd'hui comme la reine du roman historique français.

Sur la route du papier – Erik ORSENNA
" Un jour, je me suis dit que je ne l'avais jamais remercié. Pourtant je lui devais mes lectures. Et que serais-je, qui serais-je sans lire et surtout sans avoir lu ? Pourtant, c'est sur son dos que chaque matin, depuis près de soixante années, je tente de faire avancer pas à pas et gomme aidant mes histoires. Et que serait ma vie sans raconter ? Je n'avais que trop tardé. L'heure était venue de lui rendre hommage. D'autant qu'on le disait fragile et menacé. Alors j'ai pris la route. Sa route. De la Chine à la forêt canadienne, en passant par la Finlande, la Suède, la Russie, l'Inde, le Japon, l'Indonésie, Samarcande, le Brésil, l'Italie, le Portugal et bien sûr la France, j'ai rendu visite aux souvenirs les plus anciens du papier. Mais je me suis aussi émerveillé devant les technologies les plus modernes, celles qui, par exemple, arrivent à greffer des virus capables de tuer les bactéries, celle qui, grâce à des impressions électroniques, permettent de renseigner sur le parcours d'un colis les chocs qu'il a reçus et si les conditions d'hygiène et de froid ont tout du long bien été respectées. Cher papier ! Chère pâte magique de fibres végétales ! Chère antiquité en même temps que pointe de la modernité ! La planète et le papier vivent ensemble depuis si longtemps : plus de deux mille ans. Le papier est de la planète sans doute le miroir le plus fidèle et par suite le moins complaisant. " E. O.

La longue marche – Bernard OLLIVIER (3Tomes)

Traverser l'Anatolie (T1)
Douze mille kilomètres de marche à pied en solitaire.parcourus d'un bout à l'autre de l'asie, d'istanbul A xian (chine), en longeant l'ancienne route de la soie. bernard ollivier, sexagénaire têtu, aura cheminé pendant quatre ans, essentiellement à la belle saison. car sa route, qui franchit les hauts cols d'anatolie et du pamir, est impraticable l'hiver. le livre qu'il en rapporte (en trois épisodes: longue marche, vers samarcande, le vent des steppes), accueilli par une critique médusée, n'est en rien l'évocation d'un exploit simplement le récit émerveillé d'un voyageur qui va de rencontre en rencontre, ne cesse de se demander pourquoi il marche... Et constate que son projet lui est aussi mystérieux que le monde.

Vers Samarcande (T2)
Bernard Ollivier poursuit sa route. Du printemps à l'automne 3000, il aura franchi les dernières passes dit Kurdistan, parcouru une large part de l'Iran - Tabriz,Téhéran, Nichapour -. avant de se retrouver face au terrible Karakoum, un désert impossible à traverser l'été. II cherche d'abord un chameau pour transporter l'indispensable provision d'eau (douze litres par jour: ration de survie) et se fait rire au nez. Et puis, têtu comme un caillou du Khorassan, il se fait chameau lui-même : il achète un vélo d'enfant, le désosse et réussit à le transformer en une sorte de chariot, auquel il s'attellera pendant des semaines...Jusqu'à ce qu'apparaissent à l'horizon les coupoles d'or de Samarcande !

Le vent des steppes (T3)
Au cours de cet ultime épisode, le lecteur sera convié à fouler les neiges du pamir, à se perdre dans les ruelles de kashgar - seule métropole d'asie centrale à vivre encore à l'heure des mille et une nuits -, à longer l'interminable désert du taklatnakan, puis le gobi, à pénétrer enfin dans la chine des han par le chemin des anciens pèlerins fidèles à l'enseignement du bouddha... Chemin faisant, l'écrivain marcheur en vient à regretter la générosité de l'islam, si hospitalier au voyageur... et peine un peu à retrouver les repères du monde dit moderne - que les chinois ont décidément adoptés... s'il tire quelques conclusions personnelles de son aventure, c'est sur le ton qu'on lui connaît : réservé. pudique - et toujours aussi méfiant à l'endroit de la " littérature "...

7 ans après... - Guillaume MUSSO
Un divorce les avait séparés...... le danger va les réunir
Artiste bohème au tempérament de feu, Nikki fait irruption dans la vie sage et bien rangée de Sebastian. Tout les oppose, mais ils s'aiment passionnément. Bientôt, ils se marient et donnent naissance à des jumeaux : Camille et Jeremy. Pourtant, le mariage tourne court : reproches, tromperies, mépris ; la haine remplace peu à peu l'amour. Au terme d'un divorce orageux, chacun obtient la garde d'un des enfants : Sebastian éduque sa fille avec une grande rigueur alors que Nikki pardonne facilement à son fils ses écarts de conduite.Les années passent. Chacun a refait sa vie, très loin de l'autre. Jusqu'au jour où Jeremy disparaît mystérieusement. Fugue ? Kidnapping ? Pour sauver ce qu'elle a de plus cher, Nikki n'a d'autre choix que de se tourner vers son ex-mari qu'elle n'a pas revu depuis sept ans. Contraints d'unir leurs forces, Nikki et Sebastian s'engagent alors dans une course-poursuite, retrouvant une intimité qu'ils croyaient perdue à jamais.Des rues de Paris au coeur de la jungle amazonienne un thriller implacable brillamment construit. Un couple inoubliable pris dans un engrenage infernal

Si c'était à refaire – Marc LEVY
Andrew Stilman, grand reporter au New York Times, vient de se marier.Le 9 juillet 2012 au matin, il court le long de l'Hudson River quand il est soudainement agressé. Une douleur fulgurante lui transperce le dos, il s'effondre dans une mare de sang.Andrew reprend connaissance le 9 mai 2012... Deux mois plus tôt, deux mois avant son mariage.A compter de cette minute, il a soixante jours pour découvrir son assassin, soixante jours pour déjouer le destin. De New York à Buenos Aires, il est précipité dans un engrenage vertigineux. Une course contre la montre, entre suspense et passion, jusqu'au dénouement... à couper le souffle.